Les Apports Journaliers Recommandés

Un nutriment est « une substance nutritive dont l’organisme humain a besoin, qu’il ne peut pas synthétiser lui-même et dont une quantité suffisante doit lui être apportée par les aliments ».

Ainsi naquit l’expression Apport Journaliers Recommandés, c’est-à-dire la quantité d’un nutriment qu’une personne normalement constituée devrait consommer chaque jour.
La première élaboration de ces apports journaliers fut définie par l’administration Américaine, durant la seconde guerre mondiale, relative aux rations minimales des soldats en activités.
Actuellement, les dosages sont déterminés dans une Directive Européenne (Dir 90/496 du 24 septembre 1990), réadapté par un Arrêté du 3 mars 1992 qui sert donc de base à toutes les Administrations Européennes. Cette Directive Européenne définit des tolérances qui vont de 15 à 150%, 200% voire 300% de l’ AJR. L’harmonisation n’est pas parfaite, chaque pays européen est régi par sa propre législation en matière d’étiquetage, d’information et de référence aux apports recommandés de ces nutriments. Néanmoins, nous pouvons constater que tous les pays européens appliquent les mêmes réglementations.

Pendant la grossesse

Les AJR sont doublés pour le fer, augmentés de 50% pour le calcium et légèrement augmentés pour l’iode, le cuivre, le manganèse, le zinc, et le sélénium. Un déficit d’un de ces éléments entraîne une diminution du poids du nouveau-né et un accroissement du risque de complications lors de l’accouchement. Une supplémentation multiple est justifiée chez la femme enceinte, car ces déficits en minéraux sont classiquement associés à une carence en vitamines B1, B2, B6, B12, A, C et surtout en vitamine B9 (acide folique).

Chez le sportif

Les supplémentations en fer, zinc, chrome et cuivre doivent être relativement importantes en raison de leur élimination via la sueur et l’urine.

Chez la personne âgée

Après 65-70 ans, les substances anti-radicalaires jouent un rôle primordial. Aux Etats-Unis, l’Alliance for Research on Aging a recommandé en 1994 une supplémentation systématique en vitamine C, E, et en béta-carotène, à des doses largement supérieures aux Apports Journaliers Recommandés. Cette supplémentation ralentit les pathologies liées au vieillissement. Si le régime alimentaire est pauvre en viande et en poisson, un complément en fer et en zinc est recommandé, ainsi qu’un supplément en cuivre, chrome, sélénium et lithium, dont la résorption diminue avec l’âge.

Chez l’enfant

En dessous de 4 ans, une supplémentation est déconseillée.
De 4 à 10 ans, les doses doivent correspondre à 60 % des AJR adulte.
Chez l’adolescent 80% sont à considérer.

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