L’équilibre acido-basique

Le terrain d’un organisme, appelé aussi milieu vital intérieur, se définit par l’ensemble des liquides qui le constituent comme le sang, la lymphe, les liquides intra et extracellulaires… Ces fluides représentent une zone vitale d’échanges métaboliques au travers desquels doivent s’effectuer les apports cellulaires de nutriments et l’évacuation des déchets.
Le bon fonctionnement physiologique des cellules, des tissus, des organes et donc du corps tout entier dépendra de la pureté de ces liquides. Lorsque l’intégrité de ces derniers est compromise, le terrain s’acidifie progressivement, conduisant à l’apparition de troubles et de pathologies diverses.

L’importance du pH

Pour bien comprendre le fonctionnement et le rôle de ce qu’on appelle l’équilibre acido-basique, quelques précisions techniques doivent être apportées. Les acides libèrent des ions H+ (protons). L’échelle des pH (potentiel Hydrogène), graduée de 0,00 à 14,00, indique un niveau d’acidité décroissante. Plus le pH gravit cette échelle, moins le milieu est acide. A partir de la graduation 7,00, le milieu n’est plus acide, les marqueurs indiquent le neutre.
Une graduation de 7,10 à 14,00 indique que le pH est basique ou alcalin.

L’organisme fonctionne de manière optimale lorsque chacune de ses humeurs se situe à un pH bien précis qui lui est propre, spécifique à chacune et en relation des uns vis-à-vis des autres. Par exemple, le pH sanguin idéal est de 7,35. Si celui-ci décline à 6,95 (le terrain s’acidifie) entraînant des risques de coma ou d’arrêt cardiaque. Si celui-ci croît à 7,70 (le terrain s’alcalinise) il déclenche des crises de tétanie, des convulsions. Au-delà de ces limites, l’organisme n’est plus en capacité d’assurer sa survie.
Les normes d’acidité idéales doivent être maintenues entre 7,86 et 7,95 pour la lymphe, entre 5,80 et 6,80 pour les tissus, entre 6,80 et 7,20 pour la salive et entre 5,00 et 8,00 pour les urines. Cette mesure est facile à effectuer avec du papier révélateur vendu en pharmacie. L’état des urines constitue un bon indicateur de l’équilibre acido-basique, donc d’une bonne santé en général.

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Les systèmes tampons

Le métabolisme, l’alimentation surtout si elle est dénaturée, les toxiques médicamenteux et les produits de synthèse introduisent dans notre milieu intérieur des substances parfois alcalines, mais surtout acides. Ces résidus acides menacent le bon fonctionnement de l’organisme et doivent impérativement être neutralisés en permanence par les « systèmes tampons », dont les principaux sont :

  • Les réserves alcalines (bicarbonates) : neutralisent les acides en excès. En effet, une base associée à un acide neutralise ce dernier pour former un sel plus de l’eau.
  • Les systèmes métaboliques : favorisent l’oxydation des acides gras et d’autres acides organiques.
  • Les reins : éliminent, via l’urine, les acides solubles, dits forts comme l’acide urique, sulfurique et phosphorique qui proviennent principalement de la transformation digestive des protéines animales.
  • Les poumons : éliminent les acides volatils dits faibles comme l’acide lactique, citrique, oxalique, pyruvique issus de la dégradation des hydrates de carbone et des protéines végétales.

Il est facile de comprendre maintenant les raisons pour lesquelles les insuffisances rénales et respiratoires sont des facteurs d’acidification notables.

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L’acidose est une (hyper)acidité pathologique

Lorsque le terrain s’acidifie, les systèmes tampons ne peuvent plus assumer leur rôle de neutralisation et d’évacuation des acides et ces derniers finissent par saturer les tissus. C’est alors qu’apparaît toute une série de pathologies dont les causes ont comme point commun un développement en terrain (hyper)acide :
Les affections rhumatismales : goutte, arthrite, arthrose…
La déminéralisation : décalcification, déchaussement des dents, carie dentaire, ostéoporose.
Les sciatiques, névralgies et torticolis : les toxines acides infiltrent le système cylindraxe (transmissions nerveuses).
La tachycardie, les palpitations la spasmophilie, l’hypertension, l’anxiété, la dépression : les toxines acides envahissent le système nerveux qui déclenche à son tour un stress endogène sans cause apparente.
Les lithiases rénales : les acides oxaliques et uriques se sédimentent en calculs rénaux.
L’insuffisance hépatique : surmené par l’excès d’acides, le filtre hépatique ne remplit plus sa fonction et n’est plus capable de neutraliser ces acides. La fonction biliaire se ralentit et une mauvaise digestion chronique apparaît.
Les troubles inflammatoires et affections ORL : le terrain acide est propice au développement bactérien.
Les maladies auto-immunes : les tissus devenus trop acides ne sont plus reconnus par les cellules du système immunitaire : la maladie auto-immune se déclare alors (sclérose en plaque, polyarthrite rhumatoïde, diabète…).

Comment rétablir l’équilibre acido-basique de façon saine et naturelle ?

Les associations recommandées  CORAIL 500  |  VITAL’G

Equilibre acido-basique

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