Que faire en cas de douleur articulaire inflammatoire ?

L’inflammation, cause prédominante de la douleur, est la composante la plus importante des pathologies rhumatismales. La douleur est le reflet d’une perturbation neuro-endocrinienne, associée à une élévation de médiateurs de l’inflammation. La destruction progressive du cartilage dans les pathologies articulaires est due à une inflammation des chondrocytes (cellules qui forment le cartilage), en lien le plus souvent avec un traumatisme chronique, un surpoids ou avec l’hérédité.

Bien comprendre l’inflammation musculo-squelettique et tendineuse
Les chondrocytes, en réponse au signal inflammatoire généré par la production de médiateurs de l’inflammation (prostaglandines), produisent en excès des cytokines inflammatoires qui entretiennent en boucle cette activité sécrétrice. A partir des chondrocytes, l’inflammation se propage peu à peu au cartilage articulaire et au liquide synovial. L’inflammation du chondrocyte active les métallo-protéinases, enzymes qui lysent (détruisent) le cartilage. Elle engendre un déséquilibre entre la formation et la destruction du cartilage, avec disparition progressive de ce dernier.
Les tissus environnant l’articulation subissent la même inflammation. Les terminaisons nerveuses dans l’articulation, la membrane synoviale, les attaches ligamentaires sont enflammées. Ces terminaisons comportent des récepteurs spécialisés de la douleur, et leur signal transmis jusqu’au cerveau provoque la perception de la douleur.

Le processus inflammatoire apparaît normalement pour protéger et réparer les dommages tissulaires dûs aux infections, aux pratiques sportives, aux toxiques et toxines accumulés dans les liquides extra-cellulaires et les cellules. La douleur devient chronique si une fois la cause éliminée, l’inflammation subsiste malgré tout. Elle évolue alors par poussées douloureuses sur plusieurs mois ou années.
Lorsque la réaction inflammatoire n’est plus contrôlée et se poursuit de manière autonome, elle cause plus de dommages que de réparation. Cette inflammation devenue chronique est attribuable au stress des articulations (arthrose) ou est une réponse auto-immune (arthrite rhumatoïde) dans la plupart des formes d’arthrites.

Quel traitement habituel ?

La plupart des médicaments qui traitent les maladies rhumatismales agissent sur la synthèse des prostaglandines, en diminuant leur production. Les prostaglandines, dont la production initie le processus inflammatoire, jouent un rôle majeur dans la déplétion osseuse (ostéonécrose) des rhumatismes inflammatoires. Mais l’usage prolongé des AINS (anti-inflammatoire non stéroïdien) pour combattre l’inflammation des articulations et des muscles est souvent associé à des problèmes gastro-intestinaux (irritation, ulcères, douleurs abdominales, crampes, nausées, hémorragies), aussi bien que rénaux (insuffisance rénale).
De ce fait, le recours à des molécules d’origine naturelle connues pour leurs propriétés anti-inflammatoires se développe de plus en plus. Ces traitements s’appuient sur des données scientifiques nouvelles qui ont permis au cours des dernières années de comprendre le mécanisme d’action de ces molécules, souvent utilisées de façon ancestrale. Ainsi, l’apport de curcumine (principal actif extrait du curcuma) sous forme hautement biodisponible, associé aux extraits de gingembre, présente une alternative scientifiquement validée par plusieurs études et dénuée d’effets secondaires.

Mécanisme d’action anti-inflammatoire de la curcumine

La curcumine est le principal polyphénol isolé du curcuma, dont la structure est connue depuis près d’un siècle. Longtemps inexpliquée, la multiplicité de ses actions est due à sa capacité à réguler un grand nombre de cibles moléculaires.
La plupart des médiateurs de l’inflammation impliqués dans l’inflammation ostéo-articulaire sont activés par NF-kB. La curcumine bloque la production de NF-kB. La conséquence de cette inhibition est l’arrêt de la production du TNF, des médiateurs de l’inflammation tels que les interleukines, les molécules d’adhésion et les enzymes qui induisent la libération des prostaglandines et des leucotriènes. La curcumine est également un puissant inhibiteur d’autres facteurs de transcription pro-inflammatoire : AP-1, STAT3. De plus il a été démontré sur culture de fibroblastes synoviaux et dans les chondrocytes, que l’apport de curcumine inhibe l’activation des métalloprotéinases responsables de la dégradation du cartilage.

Curcumine + Pipérine : une synergie hautement biodisponible

La faible biodisponibilité de la curcumine et de ses extraits est, depuis la découverte de leurs propriétés anti-inflammatoires, un facteur limitant leur utilisation et leur efficacité, obligeant à des prescriptions de quantité journalière très importantes. Une méta-analyse récente, regroupant 6 études cliniques, souligne que la supplémentation par les extraits de curcuma est associé à une réduction significative des taux de CRP (marqueur de l’inflammation aiguë), à condition que la forme utilisée soit biodisponible et que la durée de supplémentation soit au moins égale à 4 semaines.
Il a également était démontré que l’association pipérine + curcumine permet d’accroître dans des proportions remarquables, la biodisponibilité et l’absorption intestinale de la curcumine (20 fois plus).

L’extrait de gingembre, molécule bioactive contre l’inflammation

L’extrait de gingembre (Zingiber officinale) est riche en composés bioactifs (gingérols, shogaols…) à activité anti-inflammatoire. Comme la curcumine, les gingérols bloquent le signaling de NFK-kB et inhibent les enzymes inductrices de la synthèse de leucotriènes et des prostaglandines pro-inflammatoires. Sur le plan clinique, les extraits de gingembre et l’ibuprofène ont la même efficacité sur la réduction de la douleur des patients atteints d’ostéoarthrite (94,6%). De plus, comme la pipérine, c’est un potentialiseur de l’absorption de la curcumine.

Une prise en charge par une association de curcuma hautement bio-disponible grâce à des composés bioactifs naturels (pipérine, gingérols) apporte des bienfaits reconnus sur l’inflammation articulaire douloureuse, tout en épargnant et en prenant soin du système digestif.

feuille

curcuma gélules

CURCUMA pipérine gingembre réduit les douleurs articulaires inflammatoires.

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