Fragile testostérone !

Il existe une multitude de causes, une liste impressionnante de toxiques et de maladies pouvant amoindrir l’activité biologique de l’hormone testostérone.

Ces dernières années, notre environnement, nos activités et notre régime alimentaire ont changé de manière radicale. Avec un taux moyen de testostérone dans les populations occidentales en baisse de 20% ces 15 dernières années, avec un nombre de spermatozoïdes en diminution et une mobilité réduite, le profil de l’homme moderne évolue et sa fertilité baisse.

A l’heure actuelle de nombreux endocrinologues pointent du doigt les xénoestrogènes (substances chimiques à effets oestrogéniques) pour expliquer la baisse du nombre de spermatozoïdes sains dans la population générale des pays développés. Les perturbateurs endocriniens, partout présents dans l’environnement moderne, peuvent avoir des effets néfastes sur la spermatogenèse (production et maturation des spermatozoïdes). Les pesticides, plastifiants et autres résidus de médicaments dans les eaux de boissons, les phtalates, le biphosphénol A et autres parabens, seraient des toxiques environnementaux capables de perturber notre équilibre hormonal en modifiant la balance œstrogène/testostérone au profit des oestrogènes.

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10 situations qui fragilisent la testostérone :

  • l’âge
  • le stress
  • le surpoids
  • le manque d’exercice physique
  • le manque de sommeil
  • les perturbateurs endocriniens et les xénoestrogènes (oestrogènes likes)
  • l’alcool, les drogues, la cigarette et le café. L’utilisation chronique des drogues, tout comme la méthadone, affectent significativement et de manière négative le désir sexuel. L’alcool à de faibles doses peut certes avoir un effet de dés inhibition pour les contacts sexuels mais à plus forte dose par contre, il inhibe tout désir. Cet effet est dû à une action directe sur le système nerveux central et sur le foie en favorisant la conversion de la testostérone en œstrogène, ce qui induit une baisse de la libido. La consommation d'alcool élève le taux des œstrogènes chez les hommes et les femmes qui en consomment à trop forte dose.
  • certaines pathologies
    Une carence en testostérone peut résulter d’une maladie grave qui nécessite une prise en charge médicale. C’est le cas par exemple de la maladie de Parkinson, de la sclérose en plaques, de l’hémochromatose, ainsi que de certains cancers, de l’infection par le VIH, ou encore de l’apnée du sommeil… Les dysfonctions sexuelles étant souvent provoquées par une mauvaise circulation sanguine, les hommes qui souffrent d’hypertension artérielle doivent être traités en conséquence, tandis que ceux qui sont diabétiques doivent veiller à maintenir leur glycémie aussi près que possible de la normale car l’excès de glucose dans le sang porte atteinte au mécanisme de l’érection…

Seul votre médecin est à même de vous dire si vos dysfonctionnements sexuels, qui pourraient d'ailleurs en être le premier symptôme, ont ou non pour origine une de ces maladies.

  • les médicaments

La prise de nombreux médicaments entraîne une baisse indésirable du taux de testostérone : les œstrogènes, les anti-androgènes, les stéroïdes anabolisants, la spironolactone (diurétique), le kétaconazole et la digoxine. D'autres drogues, assez nombreuses, sont sans effet sur la testostéronémie mais peuvent être responsables d'impuissance par d'autres mécanismes ; ce sont en particulier les fibrates (hypolipidémiants), certains antidépresseurs et certains antihypertenseurs.

Éviter les médicaments qui augmentent le taux d’oestrogènes ou diminuent le taux de testostérone comme les inhibiteurs des récepteurs H2 (Tagamet®, Zantac®), les benzodiazépines (Valium®, Xanax®), quelques médicaments pour le cœur (Lanoxin®, Norvasc®) et certains antibiotiques (Ketoconazole, Metronidazole).

Les contraceptifs oraux et les médicaments antiépileptiques conduisent à une élévation des taux de SHBG (les femmes enceintes présentent des taux de SHBG nettement plus élevés en raison de l’augmentation de la production d’œstrogène).

  • les produits laitiers

Les hormones femelles apportées par les laitages pourraient aussi être responsable de la baisse de qualité du sperme. La teneur du lait de vache en hormones femelles peut surprendre. Par exemple, on trouve entre 40 et 55 pg/ml de sulfate d’estrone libre, et 200 à 370 pg/ml de sulfate d'estrone conjugué dans le lait de vache. Cette hormone n’est pas détruite par la stérilisation et une partie est convertie par chacun de nous en estradiol. Il y a d’ailleurs aussi de l’estradiol dans le lait. Le total des estrogènes (libres et conjugués) peut dépasser 700 pg/mL dans le lait écrémé.

Des chercheurs japonais, qui enquêtent sur la baisse de la fertilité dans leur pays, ont trouvé une association avec l’explosion récente de la consommation de laitages. Ils ont calculé qu’un garçon qui consomme l’équivalent de 50 cL de lait par jour, « reçoit » 160 ng de sulfate d’estrone, dont une partie sera convertie en estradiol. A rapprocher des 40 à 100 ng quotidiens que le corps fabrique naturellement.

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